Le pastel, court et fin bâtonnet, est composé de pigments, d'une charge, et d'un liant. Ce médium ne permet de mélanger les couleurs que de manière limitée mais accorde, par le simple intermédiaire des doigts, un contact direct entre ces pigments et le support, dont le plus courant est la feuille de papier à dessin. Il s’utilise du plus dur au plus tendre et du plus foncé au plus clair.

La technique du pastel s'apparente à la fois au dessin et à la peinture et ses possibilités sont très étendues selon l’utilisation de l’outil, avec le chant, la tranche ou par étalement. La pression sur le bâtonnet et la souplesse du poignet sont essentielles à la pratique.

Et pour humaniser cette présentation impersonnelle, je vous avouerais que la découverte de ce pur produit de bonheur a été le révélateur d’une passion qui me permet aujourd’hui de vous présenter le fruit de plusieurs années de pratique, certes plus ou moins assidues, mais toujours tournées vers la recherche d’une alliance du dessin - un vrai délice - et de la couleur - si difficile à maîtriser -.

 

J’aime ainsi, comme vous pourrez le découvrir, m’appuyer sur un croquis abouti avant de m’en éloigner, puis parfois le perdre, pour malgré tout aboutir à des résultats qui me contentent quelquefois. Disposant de peu de temps et ayant décidé que je ne peindrais que ce qui m’émeut, je m’efforce de représenter l’essence de la vie au travers, presque exclusivement de l’art animalier et de celui du portrait, quand regards et postures sont si importants. Je suis également attiré par la musique et cherche à la faire vibrer sur les seules et pauvres deux dimensions d’une feuille qui, bien souvent, termine froissée ou déchirée après des heures pourtant acharnées à l’habiller de sentiments.

 

Et il y a aussi les mots, aussi puissants que les traits et si intrinsèquement liés parfois qu’ils favorisent l’éclosion de l’œuvre. Vous en trouverez quelques-uns disséminés sur le site, indicateurs de l’émotion ayant guidée ma main.